Gemalto : lettre aux élus locaux
Par Michel Ricoud le dimanche 15 juillet 2007, 21:12 - Thème : Social - Lien permanent
Messieurs les Députés du Loiret, Serge Grouard, Jean-Louis Bernard, Olivier Carré.
Monsieur le Sénateur Jean-Pierre Sueur.
Messieurs les parlementaires,
A plusieurs reprises, vous avez fait part publiquement de votre très forte opposition aux 362 licenciements chez GEMALTO à Saint Cyr en Val et êtes intervenus auprès des responsables de cette entreprise et des collaborateurs du Président de la République et du Premier Ministre.
La Fédération du Loiret du Parti Communiste Français et ses élus ont, de leur côté, rencontré les salariés, sont intervenus auprès des pouvoirs publics et ont pris des initiatives pour sauver les 362 emplois :
- Vœux votés afin que ces 362 licenciements soient annulés à Saran, à La Ferté Saint Aubin et au Conseil Régional.
- La mise en place d'une table ronde avec les représentants du personnel, les élus et la direction de GEMALTO demandée à Monsieur le Préfet du Loiret, le 7 juin dernier.
- Le Président de la République, Monsieur Nicolas SARKOZY, saisi le 10 juin dernier.
Toutes ces interventions convergentes sont positives. Nous ne serons jamais de trop pour exiger l'annulation des 362 licenciements que rien ne justifie. Vous savez comme nous que GEMALTO est une entreprise qui possède un carnet de commandes bien rempli, avec des productions de haute technologie (cartes à puce, passeports biométriques, etc..) et que les actionnaires ont perçu de substantiels dividendes.
Mais au-delà de ce constat, se pose la possibilité pour les salariés et leurs représentants de demander la mise en place d'un moratoire suspendant le plan de licenciements et la reconnaissance du droit d'intervention dans la gestion de l'entreprise. Surtout quand l'entreprise, comme c'est le cas avec GEMALTO, réalise d'importants profits. Pour nous, il faut en finir avec la dictature et les pleins pouvoirs aux actionnaires.
En conséquence, nous vous demandons, en tant que parlementaires, d'intervenir afin qu'une loi soit votée en ce sens.
Souhaitant la prise en considération de cette proposition que nous transmettons aux salariés de GEMALTO et à leurs représentants, nous vous prions de croire, Messieurs les parlementaires, à l'expression de nos salutations distinguées.
Pour la Fédération du Loiret du PCF, Michel Ricoud