Mot clé - fait divers

Fil des billets

samedi 26 janvier 2008

La loi du fric : ca suffit !

Jeudi 24 janvier, tous les médias nous annonçaient que la Société Générale avait laissé s’envoler en fumée 5 milliards €.

Malgré cela, pas de souci, la banque se portait bien selon ses propres dirigeants.

Le même jour , la mort de James Denéchère, seul sur banc d’un square de La Source, faisait quelques lignes dans le journal local. Son seul tort dans cette société du fric roi, être pauvre, au fond du gouffre après son expulsion de l’OPAC d’Orléans. Ce drame humain révoltant montre à quel point il est urgent d’agir.

Ce n'est pas une fatalité, l'argent existe pour faire autrement ! 5 Milliards d’euros envolés en fumée, c’est :
- Une prime de 1 500 € pour l’ensemble des chômeurs et RMIstes
- La construction de 70 000 logements sociaux …

Alors que pour une infime minorité l’argent coule à flot, Sarkozy, Grouard, Carré, Languerre et leurs amis veulent imposer à la majorité d’entre nous des sacrifices toujours plus grands.

> Télécharger le tract

jeudi 24 janvier 2008

A propos de la mort d'un SDF à la Source

Je connaissais bien James Denechere, qui était apprécié pour sa gentillesse par de nombreux habitants de la Source.

Je le connaissais bien car, suite à son expulsion locative par l'OPAC d'Orléans, il y a plusieurs années, j'étais intervenu à de nombreuses reprises, auprès de la Préfecture, des Services sociaux et des bailleurs sociaux, afin qu'il soit relogé. En vain car, à Orléans, si tu as peu de ressources ou si tu as été expulsé, les portes du logement social te sont fermées à double tour.

James Denechere, ces derniers mois, avait été  hébergé par des amis, locataires sur les Allées Adélaide de Savoie. Car la SOLIDARITE, çà existe dans nos quartiers.

Alors que le Grand Projet de Ville est en cours de réalisation, comme je l'ai dit et redit à plusieurs reprises, il ne faut pas qu'il  laisse sur le bord de la route les plus pauvres, celles et ceux qui n'ont presque plus rien.

Après la tentative de suicide d'un locataire expulsé de la rue Eugène Descamps, qui s'était jeté dans le canal, il y a quelques mois, cette fois-ci, c'est la mort qui frappe un homme au fond du gouffre, lui aussi expulsé.

J'ajoute que sur la Source, d'autres demandeurs de logement dorment dans leur voiture car les bailleurs leur refusent un appartement alors qu'il y a des logements  vides aux 35 et 37, allée Camille Flammarion et que le bâtiment 22, allée Adélaide de Savoie qui pourrait servir à loger  les personnes en grande difficulté, va être démoli.

Je suis tout simplement scandalisé par ce nouveau drame humain et demande que tous les demandeurs de logements qui sont à la rue soient relogés immédiatement.